• 28 février 2021

Abbé Nshole : « Chacun de nous sait de quoi il peut davantage se priver pour pouvoir plaire à Dieu »

Abbé Nshole durant son homélie

Carême veut dire 40 jours qui commence aujourd’hui  jusqu’au samedi saint. Pourquoi 40 jours ? Le nombre 40 a une signification biblique assez profonde. Si nous relisons les Ecritures, nous retrouverons que ce chiffre se retrouve dans quelques circonstances dans l’Ancien et le Nouveau Testament, a dit l’abbé Donatien Nshole, Secrétaire général de la CENCO, le mercredi 17 février 2021, Mercredi des Cendres, au cours de la messe qu’il a concélébrée avec d’autres prêtres dans la salle des conférences du Centre interdiocésain.

Se basant sur le livre du prophète Joël 2, 12-18 et de l’évangile selon Mathieu 6, 1-6.16-18, l’officiant a indiqué qu’il a plu à la divine sagesse de Dieu de prendre ce chiffre 40 comme symbole d’intimité avec le Seigneur, comme symbole de temps de conversion, comme symbole de purification interne. Souvenons-nous aussi de 40 jours donnés aux habitants de Ninive pour leur conversion.

Chers frères et sœurs, a poursuivi l’abbé, dans les 40 jours que l’Eglise met à notre disposition,  c’est pour que nous puissions nous retourner à nous-mêmes, pour que nous puissions nous retourner surtout vers le Seigneur, pour que nous puissions nous laisser purifier afin que la fête pascale nous retrouve dans les conditions à profiter au maximum des grâces que le Seigneur nous réserve, grâces de la vie éternelle, le royaume des cieux qui commence dès ici bas.

Abbé Nshole imposant les cendres aux fidèles

Voilà pourquoi l’Evangile nous recommande, a souligné le serviteur de Dieu, de vivre pour être juste devant Dieu. Et pour être juste devant Dieu il nous est recommandé d’éviter de faire des choses pour faire plaisir aux hommes. Si vous voulez vivre comme des justes,  le carême c’est le temps où nous sommes appelés à vivre comme les justes, éviter d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer.  Voilà la grande recommandation de l’évangile de ce matin.

Il a insisté sur le fait d’ éviter d’agir devant les hommes. Souvent, a-t-il martelé, nous sommes victimes de cela. Ce que nous faisons,  nous le faisons en fonction de ce que pensent les autres, de ce que diront les autres, en fonction des compliments qu’on peut recevoir des autres et parfois même nous évitons de faire le bien parce que ce bien serait mal interprété par les autres.

Mais plus encore, la parole de Dieu nous indique comment vivre ce moment pour être juste devant Dieu. Il nous fait trois recommandations : l’aumône, la prière et le jeûne. L’aumône, le partage, la solidarité, reconnaître en l’autre l’image de Dieu. L’évangile nous dit comment nous devons le faire. Non pas pour nous faire remarquer auprès des hommes, mais plutôt dans l’intimité avec le Seigneur qui voit tout. Et c’est seulement à cette condition que notre générosité sera suivie d’une récompense, a-t-il recommandé à l’assistance.

Chrétiens, a-t-il dit, nous devons éviter de faire les choses à la manière des politiciens qui donnent pour être vus en vue d’être votés. Le Seigneur nous dit si nous faisons des choses de cette façon-là nous n’aurons pas de récompense. Chacun de nous est invité à repenser sa  façon de donner aux autres, sa façon d’assister les autres. L’aumône qui plait à Dieu c’est l’aumône à travers laquelle nous reconnaissons à l’autre l’image de Dieu.

Poursuivant son homélie, l’abbé Donatien Nshole a affirmé que la parole de Dieu nous recommande aussi la prière. La prière comme moment d’intimité, de communion avec Dieu, comme c’est le moment où nous nous abandonnons entre les mains de Dieu, où nous nous regardons à la lumière de la parole de Dieu, à la lumière de la volonté de Dieu. Là aussi, ce n’est pas une affaire de nous faire voir auprès des autres, mais c’est aussi dans l’intimité que notre prière aura une valeur et que nous aurons les grâces que le Seigneur voudrait bien mettre à notre disposition.  C’est aussi l’occasion pour chacun de nous de revoir sa façon de prier, de s’interroger si le mouvement qu’il fait de sa maison à l’église est simplement un mouvement physique ou c’est vraiment un itinéraire spirituel d’un cœur qui vient à la rencontre du Seigneur.

En troisième lieu, il nous est recommandé le jeûne. Le jeûne comme attitude spirituelle qui nous sert dans la mesure où nous laissons davantage l’espace à la grâce de Dieu qui vient habiter  en nous, nous priver de ce que nous sommes en mesure de  priver pour laisser la place à la grâce de Dieu. On est habitué aux jeûnes par rapport au manger, c’est classique ce n’est pas mauvais. Mais je crois que la sagesse de l’Eglise que nous a aussi indiqué nous devons adapter notre jeûne selon les circonstances.  Chacun de nous sait de quoi il peut davantage se priver pour pouvoir plaire à Dieu, pour que Dieu soit plus présent dans sa vie, a déclaré le prêtre.

Il a conclu en recommandant aux fidèles de demander au Seigneur au cours de l’eucharistie la sagesse de savoir comment demeurer dans l’intimité avec lui dans l’aumône, la prière et le jeûne.

JR Bompolonga

 

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