• 25 octobre 2020

Appel du pape François : « Lutter pour l’abolition de la peine de mort, sous toutes ses formes »

« Tous appelés à lutter pour l’abolition de la peine de mort », dit le pape François dans un tweet et il précise: la peine de mort, « sous toutes ses formes ».

Il demande aussi l’amélioration des « conditions carcérales » et le « respect de la dignité humaine » des détenus.

A l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, le pape François a en effet posté ce tweet: « Tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté sont appelés à lutter pour l’abolition de la peine de mort et sous toutes ses formes, mais aussi afin d’améliorer les conditions carcérales, dans le respect de la dignité humaine des personnes privées de liberté. »

Le pape François est intervenu à de nombreuses reprises contre la peine de mort, ainsi que les Observateurs du Saint-Siège à l’ONU.

Une punition sans espérance

« On ne rend pas justice en donnant la mort à un être humain », disait le pape dès mars 2015, expliquant que la peine de mort « est une offense à l’inviolabilité de la vie et à la dignité de la personne humaine qui contredit le dessein de Dieu pour l’homme et la société, et sa justice miséricordieuse », dans une lettre remise à une délégation de la Commission Internationale contre la peine de mort reçue au Vatican.

En 2016, il a déploré la peine de mort comme une « punition sans espérance » et « une forme de torture », à l’occasion du VIe Congrès mondial contre la peine de mort.

Le 17 décembre 2018, le pape a reçu à nouveau au Vatican la Commission internationale contre la peine de mort, il a notamment déclaré: « La peine de mort est toujours inadmissible parce qu’elle lèse l’inviolabilité et la dignité de la personne. »

Et, en février 2019, il a adressé un message au Congrès contre la peine de mort: « La vie humaine est un don que nous avons reçu » et « en tant que tel, il doit être protégé », affirmait le pape François. C’est pourquoi la peine capitale représente « une grave violation du droit à la vie » de toute personne. « L’objectif de l’abolition de la peine de mort au niveau mondial »,  déclarait-il, est  « une courageuse affirmation du principe de la dignité de la personne humaine ».

Le 18 novembre 2019, le pape plaidait pour la promotion d’un nouveau modèle de justice, une « justice réparatrice », à l’occasion d’un congrès, intitulé « Justice pénale et affaires des entreprises ».

L’engagement de Sant’Egidio

Pour sa part, la Communauté de Sant’Egidio, engagée depuis des décennies pour l’abolition ou un moratoire mondial, « réaffirme son engagement pour l’abolition de cette mesure inhumaine et injuste, pour la défense de la vie de tout condamné et présente le nouveau site de la campagne pour un monde sans la peine capitale ».

Sant’Egidio a élaboré une « nouvelle plateforme, avec un graphisme clair et simple »pour permettre de « participer activement à la campagne, à travers l’envoi d’appels et de pétitions, ainsi que le partage d’événements en ligne » (ACCEDER AU SITE, en anglais)

Sant’Egidio fait observer les effets de la pandémie sur les détenus: « En ce temps marqué par la pandémie, les conditions de ceux qui vivent déjà un isolement extrême dans des prisons de haute sécurité et souvent en attente d’exécution, sont devenues encore plus dramatiques, en toute région du monde. »

Pour un moratoire universel des exécutions

La Communauté de Sant’Egidio a donc « redoublé d’efforts pour humaniser la vie des détenus »: « Il est ainsi significatif qu’au moment où l’humanité vit une condition de particulière vulnérabilité, ait sensiblement augmenté le nombre de ceux qui ont voulu s’engager dans cette bataille pour la défense de la vie humaine, avec l’adhésion toujours plus massive aux appels en faveur des condamnés à mort, et avec la participation à la correspondance avec les détenus. »

Sant’Egidio évoque certaines situations spécifiques notamment en Centrafrique et au Kazakhstan, pays « qui ont pris une décision historique en abandonnant la peine capitale, et se préparent à présent avec confiance à la prochaine Assemblée générale de l’ONU, qui se tiendra au début du mois de décembre et lors de laquelle  – suite à la publication d’un rapport spécifique du Secrétaire général  – sera votée une nouvelle résolution en faveur d’un moratoire universel des exécutions, avec une majorité qui s’annonce plus large que la précédente ».

Zenit.org du 10 octobre 2020

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