• 25 novembre 2020

Mgr Dominique Bulamatari : « Jésus nous invite à privilégier la qualité plus que la quantité des paroles dans nos prières… »

Le mercredi 7 octobre 2020, le Comité permanent des Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) est au troisième jour de ses travaux. Comme à l’accoutumée, la journée a commencé par une eucharistie célébrée dans la chapelle de Caritas-Congo. La messe a été dite par Mgr Dominique Bulamatari, Evêque de Molegbe. Son homélie s’est basée sur la lecture de la lettre de St Paul aux Galates 2, 1-2.7-14 et de l’évangile selon St Luc 11, 1-4. L’Evêque nous parle:

Notre Dame du Rosaire 2020

Au matin du 7 octobre 1571 à Lépante, la puissance de feu de l’envahisseur Ottoman (des Turcs) en face des Etats pontificaux, ne laissait, humainement parlant, aucune chance aux chrétiens catholiques, de remporter la victoire.

A Lépante, ce matin-là, il n’y avait pas de commune mesure quant à la disparité des forces de feu, au matin du combat entre le héros des Philistins, le Géant général philistin, Goliath et fils de Berger David muni d’un caillou d’une fronde.

La victoire de Lépante en ce 7 octobre comme celle de David, on ne pouvait que l’attribuer à l’intervention de Dieu, à la main puissante du Créateur du ciel et de la terre, à l’intercession de la Vierge Marie, à la récitation du rosaire demandée par le Pape Pie V.

Dans l’évangile de ce jour, Jésus, en bon pédagogue, invite ses interlocuteurs de l’époque à privilégier la qualité plus que la quantité des paroles dans leurs prières, leurs dévotions, dans leurs liturgies. Je schématise.

Dans la première lecture, notre Mère l’Eglise, nous rappelle, dans le contexte qu’au début de notre foi, qu’il en était déjà de même, c’était le même combat pour la qualité que pour la quantité.

A la lumière de ces lectures, je vous propose d’articuler notre méditation de ce jour autour de 3 questions suivantes en rapport avec la dévotion mariale.

  1. Dans nos pastorales diocésaines quelle place accordons-nous aux soins à apporter à la dévotion mariale pour lui assurer une bonne qualité ?
  2. Dans nos pastorales diocésaines où en sommes-nous avec la « Légion de Marie » ? Procurons-nous à la Légion de Marie les manuels nécessaires aux rencontres hebdomadaires ?
  3. Le mois d’octobre, c’est le mois du Rosaire. La piété populaire voudrait que l’on récite chaque jour le rosaire personnellement ou en groupe. Depuis le début du mois, où en suis-je avec cette tradition multiséculaire ?

Que cette eucharistie augmente notre foi, notre charité et notre espérance !

Mgr Dominique BULAMATARI

Evêque de Molegbe.

 

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