• 25 octobre 2020

Un évêque africain en apostolat : cas du diocèse d’Inongo

Mgr Bafuidinsoni traverse la Lutoy à bord d’une pirogue

Les infrastructures routières, nous le savons, jouent un rôle important pour le développement et pour l’apostolat. Aujourd’hui alors que le monde aspire à atteindre des objectifs ambitieux, chez nous au diocèse comme un peu partout au Congo, les routes font cruellement défaut.

C’est ce que vivent nos prêtres chaque jour dans leurs paroisses respectives et surtout quand ils vont visiter les fidèles dans les sous-paroisses ; c’est ce que l’évêque est entrain de palper de ses doigts ces jours durant la visite pastorale dans le doyenné de Kiri. Pour une distance de 80 km, son cortège a mis plus ou moins 5 heures de voyage : routes non bitumées pleines de boues, les ponts de bois emportés par la pluie, des herbes qui envahissent la route … ! Bien qu’étant en moto (impossible de faire cette route avec une jeep ou un véhicule), Mgr l’évêque et sa suite sont souvent contraints de marcher à pied et pousser la moto en main car le tronçon est non praticable et présente un grand danger. Du reste, la situation est la même dans tout le diocèse qui s’étend sur 100.000 kilomètres carrés. De Lokolama à Oshwe, en passant par Nkaw ou encore de Taketa à Bokoro quand on fait la route ou enfin de Nioki à Ntanembelo pour ne faire que ces exemples, aucune route n’est bitumée et toutes présentent les mêmes caractéristiques.

L’on peut aisément comprendre pourquoi dans leurs messages aux chrétiens et aux hommes de bonne volonté, nos évêques haussent souvent le ton à l’endroit de ceux qui ont la gestion de la chose publique car ils font trop de beaux discours alors que sur terrain, le peuple est abandonné à lui-même. On ne note, en effet, aucune volonté qui se traduit par des effets remarquables. Et dire que ces mêmes routes abandonnées sont entretenues par la pauvre population elle-même. Où sont passés les élus du peuple? Quel projet de société proposent-ils dans ce secteur? A quand le début d’une lueur d’espérance pour ce peuple qui n’a que trop souffert ?

Il nous faut donc un système de transport adéquat, efficace et fiable de façon à faciliter les mouvements des personnes et des biens; ce qui pourra dans la suite encourager les facteurs de développement dans nos zones. Les zones rurales doivent être dotées des bonnes routes pour la mise en place d’un système efficace de transport qui réponde aux préoccupations de la population.

Même si cette souffrance des conditions difficiles de voyage est bien souvent atténuée par la joie des fidèles de retrouver leur pasteurs (Évêque ou prêtres), il n’en reste pas moins vrai que l’on reste marqué par le degré de misère et la situation d’abandon de la population par les gouvernants.

De quoi se demander ce que valent certains slogans? En effet, qu’est ce qu’il y a de moderne ou mieux qu’est ce qui est révolutionné en voyant ces routes ?

Source : evecheinongo.blogspot.com

 

 

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