• 21 mai 2022

Mgr Muyengo : « Lève les yeux, regarde autour de toi »

Mgr Sébastien Muyengo, Evêque d’Uvira, a célébré une eucharistie le mardi 4 janvier 2022 en mémoire des martyrs de l’indépendance. Voici dans son intégralité son homélie. 

De 1959 à 2022 : Des martyrs aux martyrs…

« Lève les yeux regarde autour de toi » (Is 60, 4a) (*)

 

Monsieur le Maire de la Ville d’Uvira

Monsieur le Représentant de la MONUSCO

Mon Général le Commandant des FARDC, Secteur Sud-Sud Kivu

Monsieur le Commandant du Commissariat Urbain de la Police/Uvira

Messieurs les chefs de postes de Services de l’Etat DGM et ANR

Mes chers frères et sœurs au sein de l’œcuménisme et du Dialogue interreligieux

Mes frères et sœurs, hommes et femmes de bonne volonté

Mes très chers diocésains,

  1. C’est pour nous un bonheur de vous accueillir dans cette église cathédrale pour célébrer comme est devenue notre habitude tous les 4 janvier de l’an les premiers martyrs ayant versé leur sang pour notre indépendance, notre liberté, notre prospérité. Je vous remercie tous d’avoir répondu à notre invitation faite à travers nos trois commissions pastorales, notamment Justice et Paix (CDJP), celle des Intellectuels, Communications sociales et Relations avec le monde politique (CODICOS) et celle du Conseil de l’Apostolat des laïcs Catholique du Congo (CALCC). Je remercie les Présidents de toutes ces Commissions pour avoir contribué à l’organisation de cette célébration. Pour la célébration de nos martyrs, cette année, nous avons choisi comme thème « De 1959 à 2022 : des martyrs aux martyrs », avec pour sous-titre ce passage de la première lecture que nous venons d’entendre : « Lève les yeux, regarde autour de toi » (Is 60, 4).

De 1959 à 2022

  1. Il y a tout juste deux mois, le dernier week-end du mois d’octobre 21, nous avions intervenu au Symposium organisé à Kinshasa, à l’occasion de manifestations du 25e anniversaire de l’assassinat de Mgr Christophe, au travers une conférence intitulée Mgr Christophe MUNZIHIRWA, 25 ans après. Un sacrifice pour rien ? ([1]). En voyant Mgr Munzihirwa tombé à Bukavu à l’Est du pays au début et le Général Mahele à Kinshasa à l’Ouest à la fin de la première phase de soi-disant guerres de notre libération de la dictature de Mobutu, nous espérions que leurs sangs versés sur notre terre féconderont celle-ci pour plus de paix, d’unité, de sécurité de notre peuple, mais nous avions vite déchanté, car nous ne savions ni les motifs ni les commanditaires de cette guerre. 25 ans après, nous en sommes encore là, et les choses vont de mal en pis. Un peuple qui ne maîtrise pas son histoire est appelé à la vivre constamment, disait Mzee Muhudumu. L’histoire n’a pas commencé avec les victimes des AFDL, que sont entre autres Mgr Munzihirwa et Mahele, et Dieu seul sait qu’entre Lemera/Uvira jusqu’à Kinshasa, et pendant les secondes guerres dites de libération la quantité de sang de vaillants soldats et de paisibles civils, que la terre de nos ancêtres a été obligée de boire en son corps défendant.
  2. Lorsque nous parlons de martyrs de l’indépendance, nous pensons bien sûr à ceux qui sont tombés à Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa, le 4 janvier 1959, mais nos prières vont aussi pour tous ceux/celles-là, qui sont morts d’une manière ou d’une autre pour notre patrie. Il n’y a pas que de Congolais, mais des étrangers aussi, des Européens, dont peut-être en tête Dag Hammarskjöld, cet ancien Secrétaire Général de l’ONU, mort dans un accident ou un attentant avec 15 autres personnes, dans l’avion près de Ndola en Rhodésie du Nord où il se rendait pour rencontrer Moïse Tshombe, alors Président du Katanga, le (1961), afin de chercher à réconcilier les congolais, à unifier le Congo ([2]). On pense surtout à Lumumba et ses 2 compagnons Okito et Mpolo (1961), aux victimes du massacre de Luluabourg (1961), sans oublier toutes ces victimes, soldats ou civils innocents de la rébellion muleliste, des guerres de Kashamura (1961), Jean Schrame (1967), Shaba (1977), Moba I et II (1984-1985), de 6 jours à Kisangani, de Mutibuzi et Kundabatware, à Bukavu (2004), de M23 au Nord-Kivu (2012-2013), les victimes de nos marches pacifiques de chrétiens, réclamant la réouverture de la CNS, fermée par le Maréchal Mobutu, à Kinshasa et ailleurs dans la République (1982), et les autres qui vont suivre pour réclamer les élections libres et transparentes, les massacres de Bundu dia Kongo au Congo centrale (2020), de Kamwina Sapu au Kasaï (2016-2018), de Yumbi dans le Maindombe (2019), de celles pour qui on a érigé de petits monuments ou on a creusé de fosses communes dans beaucoup de nos villages, à Kasika, Mwenga, Makobola, Katogota, Kakungwe, Kidoti, Lemera, etc. ([3]). Entre ceux-ci et ceux-là, il y a le drame dans le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et l’Ituri, dont les figures symboliques sont ces officiers fusillés à Kavumu, près de Bukavu (1999), les braves Col Mamadou Ndala (2014), Gén Bahuma (2014), et tout dernièrement le Col Yaoundé Bahati (2021), ce vaillant soldat, ami et protecteur de l’Eglise qu’on a tué, humilié en dépiécant son corps sur les hauts plateaux.
  3. Et là, à son sujet, entendons-nous bien. En invoquant le drame, l’inhumanité du sort qu’on a réservé à ce vaillant soldat, un groupe m’a écrit pour me reprocher d’avoir choisi mon camp, de ne plus être l’Eglise au milieu du village. Soit, mais que cela soit clair désormais, je ne peux pas jouer à cette hypocrisie de naviguer entre plusieurs camps. Comme évêque, je n’ai qu’un seul camp, celui de ceux qui militent pour l’unité du peuple de Dieu confié à notre sollicitude pastorale dans cette partie de notre pays. Cela veut dire le camp de ceux qui cherchent dans la vérité la paix, la sécurité et la stabilité de la RD. Congo en faveur du peuple congolais et de tous ceux et celles qui ont choisi de vivre dans notre pays dans la paix, la sécurité et la stabilité.
  4. Il vous souviendra que dans notre message de Noël 21, nous en avions appelé pour la une énième fois à nous asseoir autour de table pour un dialogue en vue de chercher le pardon, la réconciliation pour une paix durable. Beaucoup de groupes, y compris ceux qui s’estiment discriminés et être victimes de violences des autres, nous ont contacté pour cela. Nous avons tenu des réunions avec de différents groupes des communautés, de confessions religieuses, toutes tendances confondues, et au moment où il fallait nous asseoir pour une énième tentative de dialogue, ces images de l’assassinat du Colonel Yaoudé nous sont parvenues. Non, on ne peut pas en appeler au dialogue et continuer à s’entretuer.
  5. Ne nous voilons pas les visages, que ce soit au niveau local, national et international, tout le monde sait qui sont ceux qui commanditent les guerres, les tueries et les violences sur les hauts et les moyens plateaux. Nous souhaiterions que ceux qui sollicitent l’Eglise à s’impliquer une fois de plus, commencent par ordonner à leurs milices à déposer des armes. On ne voit pas comment dialoguer sous les bruits de bottes et de canons, comme le constate aussi le Pape François, dans son message de la Journée mondiale de la paix de ce 1e Janvier 2022, que « malgré les multiples efforts visant à un dialogue constructif entre les nations, les groupes, le bruit assourdissant des guerres et des conflits s’amplifie » ([4]). Inviter les autres au dialogue sous ces conditions constitue simplement un chantage, un mépris. Nous ne voulons pas poser des conditions au dialogue que nous souhaitons de tous nos vœux pour une paix durable, mais comme il le dit si bien encore le saint-père « tout dialogue sincère, même s’il n’est pas dépourvu d’une dialectique juste et positive, requiert toujours une confiance fondamentale entre les interlocuteurs ». En réalité, un dialogue constructif « consiste à s’écouter, discuter, se mettre d’accord et cheminer ensemble ». Nous avons besoin de retrouver cette confiance mutuelle, sinon nous perdons le temps pour rien ([5]).
  6. Aujourd’hui, il se lève de plus en plus de voix pour dénoncer haut et fort que ce qui se passe sur les moyens et hauts plateaux des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira ne doit pas être réduit aux simples conflits communautaires, c’est une guerre, une rébellion. Apparemment ces peuples qui ont habité ensemble paisiblement avant les avènements de l’AFDL ne sont pas aussi brutaux, rivaux que cela. Le problème, ce sont nos leaders politiques, qui pour assouvir leurs ambitions politiques sont à la base de la situation. Aussi, au lieu de fatiguer les peuples d’en bas avec des dialogues improductifs, devenus de fonds de commerce aussi bien de certaines ONGs nationales qu’internationales, il faut que ces leaders s’impliquent en toute vérité et sincérité pour faire cesser de faire parler les armes. Par ailleurs, il appartient au Président de la République et son gouvernement d’exercer leur pouvoir régalien en imposant la paix ici à travers une armée nationale, républicaine, dotée de moyens et de personnes conséquents. Ce n’est pas en recourant aux armées étrangères, pire, celles de pays qui ont toujours lorgné, convoité nos terres et ses ressources, et nous ont endeuillés pendant longtemps pour cela, qu’on mettra fin à l’incurie, à l’impasse.

Lève les yeux et regarde

  1. Le choix de notre sous-titre nous a été inspiré par une image qui a circulé tout ce week-end, montrant le Président de la République du Burundi, Monsieur Evariste Ndayishimiye avec son épouse et entourés de membres de son gouvernement en train de prier entre autres pour la paix dans les pays de East Africa Communauty, en portant un regard particulier sur la situation dramatique à l’Est de notre pays, marquée de l’instabilité, l’insécurité et le manque de paix. Je le cite : « « Nous prions pour le pays voisin, la République Démocratique du Congo ; Seigneur bénissez ce pays, donne-lui la paix. Les Congolais ne sont pas en sécurité ; Seigneur, nous implorons ton intervention. Que les démons qui se sont emparés de l’Est la République Démocratique du Congo soient chassés. Que sa population ait la paix, elle en a besoin. ([6]). Je ne sais pas comment la plupart d’entre-nous ont apprécié l’initiative.
  2. C’est notre devoir religieux de prier les uns pour les autres, surtout lorsqu’on est voisins, car comme un proverbe africain dit : « Lorsque la maison du voisin prend feu, fais attention, parce que la prochaine maison risque d’être la vôtre ». J’ai apprécié l’initiative, surtout quand on cite entre autres de milices burundaises parmi celles qui déstabilisent l’Est de notre pays, notamment sur les hauts plateaux des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira. Je crois que le Président burundais en est conscient et dans ce sens, il a le devoir de s’impliquer dans la recherche des voies et moyens pour rétablir la paix, la sécurité et la stabilité dans notre région. Personne n’ignore que ces troupes qui traversent nos frontières jours et nuits pour se diriger vers nos plateaux vont combattre les forces négatives ennemis du pouvoir en place au Burundi. Maintes fois, nous avons dénoncé ces infiltrations sur nos frontières, au vu et au su de tout le monde. C’est alors pour nous une humiliation de le faire, puis d’apprendre comme la RFI ne cesse de nous informer ces derniers temps que tous ces mouvements sont autorisés par un accord signé entre nos dirigeants ([7]). La question que l’on se pose est de savoir si ces genres d’accords passent toujours par nos deux chambres avant d’être signés ([8]).
  3. Nous l’avons chanté avec le psalmiste : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, vain est le travail des bâtisseurs ; si le Seigneur ne garde la ville, en vain veille le gardien » (Ps 127, 1). Il faut bâtir, veiller avec le Seigneur, mais il ne faut pas laisser le Seigneur bâtir, veiller seul pour nous. Ce Dieu qui nous a créés sans nous, ne nous sauvera pas sans nous, disait Saint Augustin. La prière ne mettra jamais fin à nos guerres si nous n’enterrons pas nos armes ; elle ne nous procurera jamais la paix, la sécurité, la stabilité, si nous ne nous convertissons pas pour plus de paix, de sécurité et de stabilité.
  4. La prière du Président burundais doit nous interpeller en RD. Congo. Au moment où, prenant conscience de la gravité de notre situation, les autres, au haut sommet de l’Etat, sont en train de prier pour nous, nous, au haut sommet de l’Etat, on prend les choses à la légère en déclarant que ce qui se passe chez nous sont plutôt de simples conflits communautaires. Et pourtant, c’est tous les jours que les gens meurent, s’entretuent, se brûlent de villages sur les moyens et hauts plateaux de chez nous. Dans certains milieux chez nous, à Kinshasa comme ailleurs, lorsque nous parlons de ce qui se passe chez nous, il arrive qu’on nous traite de pessimiste, qui exagère, dramatise de situations, en se fiant aux rumeurs, aux réseaux sociaux, sans preuves de faits. Avec les paroles de la prière du Président burundais, avons-nous encore besoins des preuves que notre pays va mal ([9]).
  5. « Lève les yeux et regard… ». On dirait qu’on est distrait en RD. Congo, ou seulement nous refusons de voir les choses en face, Dieu seul sait pourquoi. A l’allure où vont les choses, nous risquons de nous réveiller un matin dans un pays qui ne s’appelle plus la RD. Congo. Comment interpréter autrement les paroles de la Présidente de l’autre pays voisin, la Tanzanie, Mme Sama, Saluhu, qui, parlant de leur projet de construire une ligne de chemin de fer partant de chez eux jusqu’à Kindu, chez nous en passant par le Burundi, et pour laquelle attend solliciter le crédit aux bailleurs de fonds internationaux, elle dit « Tanzanie, nous ne sommes pas seule dans ce projet, nous sommes avec les autres pays voisins, car la RD. Congo est un grand pays et un grand marché, il faut que chaque pays ouvre (elle utilise le verbe trouer) son espace pour y entrer ». Mon Dieu ! Comme le commentait un ami : « Si la Tanzanie demanderait de crédit à une institution financière internationale pour réaliser son projet d’infrastructures ferroviaires allant jusqu’en RD. Congo, pourquoi cette dernière de le ferait-elle pas elle -même ? ». Wait and see…

Amour et Responsabilité

  1. Lorsque l’ancien Premier ministre Ilukamba du premier gouvernement du Président Tshisekedi s’exclame devant le drame, le gaspillage du projet Bukanga Lonzo et pose la question à son ministre chargé de l’agriculture pour savoir qu’est-ce qui n’avait pas marcher pour qu’on arriva à un tel désastre, ce dernier répondit qu’il avait manqué l’amour ; celui du pays et du peuple Congolais. Qui peut ici aujourd’hui m’expliquer les causes des guerres que nous vivons ici à l’Est de notre pays ? Si nous aimons ce pays et son peuple, qu’est-ce qui peut expliquer que nous prenions des armes les uns contre les autres ?
  2. L’Evangile d’aujourd’hui nous appelle à nous aimer les uns les autres, comme le Christ lui-même nous a aimés jusqu’à mourir pour nous. Combien d’entre-nous sont prêts à mourir pour ce pays comme le firent nos martyrs de l’indépendance, nos héros nationaux ; combien sont capables de mourir pour ce et ceux qu’on aime comme le firent nos martyrs de l’indépendance dont nous ne connaissons pas tous les noms, nos héros nationaux : Lumumba, Okito, Mpolo et les autres fils et filles de notre nation qui font notre fierté, hier Simon Kimbangu, le Cardinal Malula, Joseph Ileo, etc., aujourd’hui le Cardinal L. Monsengwo, Mgr Munzihirwa, Mgr Tshibangu, Général Bahuma, Col Mamadou, Col Yaoudé Bahati, etc., pour ne citer que ceux qui nous ont déjà précédés auprès du Père après avoir donné leur vie pour l’amour de la patrie. L’Ecriture nous dit : « Souvenez-vous de ceux qui vous ont porté à la foi, considérant la fin de leur vie, imitez leur exemple » (Hb 13, 7).
  3. C’est aussi une question de responsabilité, nous avons besoin de parents, d’adultes et d’aînés qui laissent de bonnes impressions, de bonnes images, de bons exemples à nos générations à venir, à nos jeunes. Ceux-là qui en entendant l’histoire de leurs vies se diront : moi aussi, je serai comme Lumumba, je serai comme le Général Mahele, Mbuza Mabe, Bahuma ; je serai comme le Cardinal Malula, Laurent Monsengwo, Mgr Munzihirwa, Tshibangu, Col Mulamba, Mamadou, Yaoundé, Prof Malu, etc. Pour la gloire de Dieu, le salut du monde, et le relèvement de la RD. Puisse la Vierge Marie, ND du Congo, prier pour nous. Amin.

+Sébastien-Joseph MUYENGO MULOMBE

Per Viscera Misericordiae Dei Nostri

Evêque d’Uvira

(*) Texte remanié de l’homélie à la messe pour les martyrs de l’indépendance, Uvira, 4 janvier 22.

([1]) Symposium organisé par la Province d’Afrique Centrale de la Compagnie de Jésus en collaboration avec l’Archidiocèse de Bukavu, l’Université Catholique de Bukavu, l’Université Loyola du Congo, du jeudi 28. 10 au dimanche 31. 10. 21, Kinshasa, Grande salle du Collège Boboto.

 

([2]) cf. « La mort du Secrétaire général de l’ONU en 1961, un attentant », dans https : www.rts.ch> info> monde

([3]) Lire S-J. MUYENGO MULOMBE, – Au pays de l’or et du sang, Coll. « Sursum Corda », n° 2, Kinshasa Médiaspaul, 2014, 159 p.; Au pays de larmes et de cris. En marge de l’affaire Minembwe. Hommage au Dr D. MUKWEGE (Préface du Prof. NDAYWEL), n° 10, Kinshasa, Médiaspaul 2020,158 p.

 

([4]) PAPE FRANÇOIS, Dialogue entre générations, éducation et travail :
des outils pour construire une paix durable (Message pour la 2Journée Mondiale de la Paix, le 1er Janvier 2022, p. 1.

([5]) cf. Idem., p. 2.

([6]) Prière du Président Evariste NDAYISHIMIYE du Burundi pour la Paix dans l’East African Communauty, le 1 janvier 2022.

([7]) NDLR : cf. RFI, Journal Afrique, les 4 et 5 janvier 2022.

([8]) NDLR : L’on se rappelle que c’était cela la cause de la bouille, en 2009, entre le Président Joseph Kabila avec Vital Kamerhe, alors Président de l’Assemblée nationale, parce que ce dernier avait critiqué, s’était même opposé à l’opération militaire congolo-rwandaise dans l’Est de la RD. Congo.

([9]) NDLR : Quelques jours plus tard, lors de sa tournée dans le grand Kasaï, pour se défendre contre ses nombreux détracteurs, le Président Félix Tshisekedi déclara : Toyei mpo na kosalela Congo mpe ba Congolais, toyei mpo na Koyiba mbok’oyo te, toyei mpo na koboma yango te, mpe eloko ya koboma ezaa lisusu te mpo esi ekufa (Nous sommes venus pour servir le Congo et les Congo ; nous ne sommes pas venus piller le pays, ni le faire mourir, d’ailleurs, il n’y a plus à faire mourir, car il est déjà mort). Mon Dieu ! A un an de la fin de son mandat qu’un président de la République déclare ainsi, cela donne raison au Président Ndayishimiye de prier pour la RD. Congo emparée par de démons. Mais, qui sont ces démons ? Allez savoir…

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